L’Alambic du vendredi 26 juin

Ne pas avoir tous ses avant-midis et tous ses après-midi bookées 2 semaines à l’avance, ça fait du bien. Depuis février que c’était comme ça. J’apprécie voir quelques trous blancs à mon horaire pour le reste de l’été!

Consommation recommandée

Consulter les citoyens dans les choix budgétaires en temps de crise: je suis souvent très critique envers le CEFRIO, mais ici ils ont fait un très bon coup. Ce bulletin de veille rassemble quelques exemples frappants de l’utilisation de RÉELLES consultations budgétaires en ligne.

Notamment, on demande aux citoyens de jouer avec une simulation de budget public, ce qui contribue à les éduquer, et à comprendre comment ils souhaitent voir leur argent investi. Aussi, on publie les résultats des consultations ET les commentaires des gens à cet effet. On encourage aussi les citoyens à voter sur les idées des autres.

Bref, rien de bien compliqué, mais cela demande une capacité de transparence et une sincère volonté politique. Et qu’on ne me dise pas que “Les Québécois ne sont pas prêts à cela”. C’est justement au gouvernement de donner le ton!

Le meuble le plus laid du Québec: voici comment une entreprise de meubles qui ose un peu réussi à faire parler d’elle. Coût de l’opération? Probablement très raisonnable. Et pourtant, ce sont des manufacturiers qui opèrent dans un domaine plutôt conservateur. On pourrait aussi dire que c’est un domaine qui gagnerait beaucoup à se démarquer de la concurrence étrangère par sa créativité. Et pourtant, ils sont les premiers à oser. Bravo aux concepteurs, mais aussi à la direction qui a décidé de faire confiance à son équipe de marketing Web!

Les lève-tard plus performants que les lève-tôt: Je l’ai toujours su! Me voilà vengé grâce à la science.

Competitive Advantage Is Fleeting (And It’s Okay to Admit It)- HBR: Où on explique que dans un monde où les avantages compétitifs changent constamment, il est peut-être préférable d’embaucher des gens qui aiment apprendre constamment plutôt que des gens dont l’expertise, aussi grande soit-elle, est plus statique. Tiens donc.

La police d’Ottawa veut «twitter». Encore une fois, sans ouverture ou volonté politique, il n’y aura rien à faire ici. Tant que les “petits décideurs” auront davantage peur de déplaire aux “grands décideurs” qu’envie d’innover et de vraiment bien servir les citoyens, ce genre d’initiative restera illusoire. Et pourtant, à chaque fois que j’ai rencontré ces supposés “méchants-grands-décideurs” pour leur proposer des idées, j’ai toujours réussi à les convaincre et les ai trouvé plutôt ouverts et allumés. Que d’occasions ratées à cause de la peur d’être dans la locomotive plutôt que le dernier wagon…

Humeurs

Il me semble que c’était assez engagé comme alambic, non?

L’Alambic du vendredi 19 juin

Grippe, fièvre, toux et week-end au Bic qui commence dans quelques instants. Disons que le programme risque de changer de la randonnée à la lecture… :(

Consommation recommandée

Matt Cutts sur le changement de prise en compte de l’attribut nofollow - Référencement, Design et Cie: Encore un truc de référencement hyper-technique qui cède sa place au bon sens, et au référencement éditorial. Contenu et structure de l’information, les vraies bases du SEO? Quelle surprise! ;)

Pourquoi les trains américains sont-ils plus lents que dans les années 1920? Amusant, et révélateur. On peut dire la même chose au Canada d’ailleurs, mais en pire!

La plupart des inscrits sur Twitter ne l’utilisent pas. Ce n’est pas moi qui le dit…

data.gov is Live Toutes les données gouvernementales, en ligne, disponibles pour le public. Probablement la meilleure façon d’éviter les magouilles, et de permettre des débats davantage basés sur des faits, et moins d’opinion. À quand au Québec? 2050?

50% of usability problems are text fixes, says Jakob: J’ai beau croire que Jakob Nielsen est souvent un peu dépassé, cette fois il m’a fait plaisir. Et dire qu’on accorde des fortunes en tests d’utilisabilité pour savoir si la couleur des boutons est la bonne, alors qu’on râle toujours que les rédacteurs coûtent trop cher…

Humeurs

Je n’en reviens tout de même pas encore: dans le quartier le plus techno de la ville (et probablement celui à la plus forte proportion de nerds et de gars), Apple a cru bon d’expédier autant de iPhone 16 gigs que 32, et autant de blancs que de noirs. Résultat? À 10h00, plus rien pour les nerds comme moi, mais abondance de iPhone blancs 16 gigs dont personne en boutique ne voulait… Bizarre!

Un exercice de rédaction différent.

À un certain moment il faut bien cracher le morceau.

Je blogue moins depuis un certain temps. Je suis presque assez discipliné pour publier mon Alambic tous les vendredis, mais j’écris moins d’articles et d’éditoriaux. Je ne vous ferai pas le coup du “le-web-c’est-devenu-poche-donc-je-vais-trucider-mon-blogue-et-tant-pis”, mais simplement vous révéler un petit secret qui n’en sera donc plus un…

J’écris un bouquin. Avec du papier, une page couverture et tout le tralala*. Et oh sacrilège, fait pour être lu en plus de 3 minutes. J’espère ne pas dérouter mes amis twitterophiles. :)

Le thème? La rédaction pour le Web, avec une twist. Ma thèse? Impossible de rédiger pour le Web sans avoir de solides notions d’architecture de l’information (et donc un peu d’ergonomie) et de positionnement organique sur les moteurs de recherche. Et vice-versa: un “architecte informationnel” ou un spécialiste en positionnement sur le Web qui ne sait pas écrire devrait déjà être dans le trouble, ou le sera bientôt.

Le paradoxe qui rend les choses difficiles? Écrire pour le papier à propos des techniques de rédaction pour l’écran, sans travestir l’un ou l’autre. Parfois, j’ai l’impression d’essayer de donner un cours de mandarin en anglais à des swahilis.

Je vais tenter de démontrer qu’il existe au moins 8 caractéristiques de la rédaction pour le Web que le rédacteur/AI/spécialiste SEO doit maîtriser:

  1. La visibilité des contenus sur le Web, et donc sur les moteurs de recherche.
  2. L’utilité des contenus pour l’audience.
  3. La repérabilité des contenus sur le site, une fois qu’on y est enfin.
  4. La clarté.
  5. La lisibilité. Parce qu’il arrive que les gens lisent sur le Web. Vous n’êtes pas d’accord? Que faites donc présentement?
  6. La crédibilité.
  7. La personnalité. Parce que tout le reste est technique, et qu’écrire demande encore une âme.
  8. L’efficacité, ou la capacité de convertir le visiteur en client, ou en citoyen bien informé.

Ensuite, je proposerai une méthode de travail permettant de positionner la rédaction à la place qui lui revient dans le processus de conception Web.

J’enchaînerai avec des conseils concrets pour des situations courantes: comment rédiger des libellés pour la navigation? Des titres de pages? Des balises meta? Une page d’atterrissage de campagne?

Et je terminerai par quelques propositions pour régler des problèmes communs: l’absence de volonté ou de budget dans votre organisation, l’excès de marketing, l’utilisation abusive du jargon et les barrières politiques que constituent les silos organisationnels.

Le tout accompagné d’exemples, et surtout de modèles à utiliser: questionnaire pour une entrevue de rédaction, plan de rédaction, gabarit de rédaction en solo ou collaborative, grille d’évaluation pour vos textes.

Date de publication prévue? Ça reste à confirmer, mais c’est en cours et j’aimerais bien publier le tout dans la première moitié de 2010.

Il existe d’autres bouquins sur le même sujet? Absolument, et de très bons en plus! Mais il y manque souvent un fil conducteur et surtout, une méthode qui rend la théorie plus facilement applicable. C’est ainsi que j’espère vous offrir une proposition originale.

Bon, me voici engagé. Une fois promis publiquement, ce sera difficile de reculer. On s’en reparle…

* Oui, je souhaite une version électronique. J’y réfléchis d’ailleurs…

L’Alambic du vendredi 5 juin.

Consommation recommandée

Je ne facture pas à l’heure — Climb to the Stars: Extrait préféré: Le temps consacré n’est pas égal à valeur apportée.”

C’est tellement vrai! En effet, pourquoi le consultant hyper efficace, qui appris à expédier les tâches plus rapidement, serait-il payé moins cher que celui qui débute, et demande plus de temps? Différence de tarif horaire me direz-vous? Pas pour les appels d’offre où on se base sur ce seul critère… Parfois, payer moins c’est payer plus cher. (Merci à Mario pour la référence)

C’est court cette semaine n’est-ce pas? C’est parce qu’il fait trop beau!

Humeurs

Les fromagers artisans déçus: «Ça devient carrément ridicule»: J’aimerais qu’on m’explique: de grandes entreprises arrogantes se plantent (GM et Chrysler), alors que tous les observateurs de l’industrie lancaient des signaux d’alarmes depuis plusieurs années. On la dépanne à coup de milliards.

De petites entreprises rentables et créatrices d’emploi en arrachent suite à une décision douteuse d’un ministère en panique: sous le prétexte de la “responsabilisation d’entreprise”, on leur dit de se débrouiller tous seuls. Cyniquement amusant, à moins d’être un fromager.

L’Alambic du vendredi 29 mai

Consommation recommandée

Official Google Blog: Went Walkabout. Brought back Google Wave: Google nous offrira bientôt un outil permettant de centraliser toutes vos communications, vos photos, vos documents… Ma question: cette intégration ne risque-t-elle pas de créer une surcharge d’information? Jetez un coup d’oeil à la saisie d’écran offerte et dites-moi ce que vous en pensez…

Radins + Web = Radinternautes? | Le techno-blogue à Steph!: Encore un billet de Stéphane Guérin cette semaine. Il est en feu! Je l’ai remarqué parce qu’il parle de l’éventuelle limite du modèle du tout gratuit dans le monde de l’information en ligne.

Au moment de le lire, je quittais à peine une discussion avec une dame qui essayait de me vendre le Soleil au téléphone. Ma réponse? Dès que vous aurez une version Web qui offre une valeur ajoutée et tire parti des capacités du médium au lieu de copier le papier, rappelez-moi, je serai heureux de payer!

Quebecor quitte le CA de l’ADIS: Classé sous la rubrique “Imbéciles” dans mon aggrégateur. Les gens de l’ADISQ n’en finissent plus de nous étonner par leurs élucubrations pour éviter de se rendre compte qu’en 2009, les gens en ont marre de leur protectionnisme éhonté.

La meilleure manière, selon eux, de profiter du Web? Taxer tous les méchants internautes et redistribuer cet argent aux pauvres artistes victimes de la technologie. Et maintenant, que feront-ils sans Quebecor, géant des médias au Québec? C’est rare que “L’Empire”, comme certains l’appellent, attire autant ma sympathie. Ils en remettent une couche ici, bien que timidement. Commenceraient-ils à être ébranlés? “L’ADISQ réplique aux démissionnaires de Quebecor”.

Mise en demeure pour une application de Bixi sur iPhone: Même catégorie que le billet précédent. Cet article aurait aussi pu s’intituler “Trop nuls pour faire les choses eux-mêmes, ils poursuivent au lieu de devenir partenaires”. Autre titre potentiel: “Comment dépenser 10 fois plus suite à un appel d’offres alors que la solution existe déjà.” Ou encore “Il coûte moins cher de poursuivre que d’innover”.

Amazon’s effort to transform the book business with Kindle: Bien que j’aime toujours mes livres papiers, peut-être arrivera-t-on un jour à créer un appareil et un service qui me permettront de chercher dans mes livres aisément, de les lire dans un environnement confortable et de ne pas avoir à me casser la tête pour me les procurer. J’ai hâte!

Réflexion de nerd.

Rédiger pour le Web comme on le ferait pour de l’imprimé, c’est comme essayer de jouer à Donjons & Dragons avec “La comédie humaine”. C’est un peu trop scripté.